Au sommaire

Comment et pourquoi le PVC limite l’empreinte carbone des bâtiments ?

En bref dans cet article
  • Le PVC est composé à 57 % de sel de mer et nécessite trois fois moins d'énergie à produire qu'une fenêtre en aluminium standard.
  • Ses profilés atteignent un coefficient thermique Uw jusqu'à 0,63 W/(m²K), ce qui dépasse les exigences de la construction passive suisse.
  • Contrairement au bois traité, le PVC ne requiert aucun entretien chimique et se recycle mécaniquement jusqu'à 7 fois sans perte de propriétés.
  • La technologie HFL permet de reproduire un aspect identique au bois pour une meilleure performance environnementale.
  • Les profilés de Classe A intègrent des renforts en acier zingué qui maintiennent l'étanchéité sur plusieurs décennies et éliminent le risque de performance gap.

Le polychlorure de vinyle (PVC) a toujours fait l'objet de réserves de la part du grand public comme des professionnels, qui l'associent parfois trop rapidement aux problématiques environnementales posées par les plastiques à usage unique. Dans les faits, cette approche mérite d’être revue en profondeur puisque les analyses de cycle de vie (ACV) les plus rigoureuses révèlent un écobilan extrêmement favorable pour ce matériau, en particulier lorsqu'il est appliqué aux menuiseries extérieures à longue durée de vie.En Suisse, dans le contexte des normes SIA 380/1 et du MoPEC 2014, le choix des matériaux appliqués aux ouvertures est devenu un levier majeur de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) sur l'ensemble du cycle de vie d'un bâtiment. L'objectif de neutralité carbone en 2050 fixé par la loi sur le climat, conjugué à l'exigence croissante des investisseurs pour des actifs immobiliers décarbonés, favorise une approche complète et rationnelle de la construction. Désormais, une fenêtre est bien plus qu'une simple ouverture : elle devient un système technologique complexe où le profilé joue un rôle central dans la stratégie de décarbonation. C’est précisément là qu’intervient le PVC.

Le PVC : un matériau "bas-carbone" par nature

Une composition hybride unique

La spécificité environnementale du PVC réside d'abord dans sa formulation chimique originelle . Contrairement aux polymères entièrement issus de la pétrochimie, le PVC est constitué à 57 % de sel de mer (chlorure de sodium, une ressource minérale abondante) et à seulement 43 % de dérivés pétroliers (éthylène). Cette composition hybride en fait intrinsèquement l'une des matières synthétiques les moins dépendantes des ressources fossiles. De surcroît, le développement récent d'éthylènes biosourcés issus de résidus végétaux renouvelables permet de réduire encore l'impact carbone initial du matériau brut.

Une efficacité énergétique industrielle

Sur le plan thermodynamique, la transformation industrielle du PVC s'avère nettement moins énergivore que celle des métaux. Le processus d'extrusion des profilés s'effectue à des températures modérées, comprises entre 160 °C et 200 °C, ce qui limite l'appel à l'énergie grise de fabrication. À titre de comparaison, la production d'une fenêtre en PVC requiert trois fois moins d'énergie que celle d'une fenêtre en aluminium standard. L'empreinte carbone moyenne d'une fenêtre en PVC standard est ainsi évaluée entre 58 kg et 116 kg de CO2 selon les configurations. Des innovations récentes dans l'intégration de matières recyclées ont même permis de concevoir des gammes affichant un indicateur de réchauffement climatique réduit à seulement 42,9 kg de C02.

Le PVC vs le Bois : une comparaison sur le cycle de vie complet

Les défis du temps long : avantage au PVC

Le choix d'une menuiserie repose sur un compromis complexe entre performances thermiques, durabilité, contraintes économiques et exigences environnementales globales. Si le bois massif possède une excellente empreinte initiale grâce au stockage biogénique du carbone, il représente un défi différent sur le long terme.

Le principal obstacle du bois réside dans sa sensibilité aux agressions climatiques (pluie, UV, gel). Pour durer plusieurs décennies, une fenêtre en bois doit subir un entretien chimique régulier (ponçage, lasure, peinture ou fongicides) tous les 7 à 10 ans Ces traitements successifs génèrent un impact environnemental cumulé non négligeable et peuvent émettre des composés organiques volatils (COV) dans les espaces de vie.

L’entretien facile du PVC

À l'inverse, le PVC est insensible à l'humidité et aux variations de température. Il ne réclame aucun autre entretien qu'un simple nettoyage à l'eau savonneuse et conserve ses propriétés mécaniques sans altération chimique. En fin de vie, le bois traité est souvent difficile à valoriser en tant que matière et finit majoritairement incinéré, tandis que le PVC peut être recyclé mécaniquement sans perte de propriétés pour recréer de nouveaux profilés.

Des performances thermiques supérieure au bois

Sur le plan thermique, le PVC offre des niveaux d’isolation supérieur au bois massif standard et égale des meilleures essences. Autre avantage du PVC : il écarte les risques de déformation des cadres susceptibles de compromettre à terme l'étanchéité.

Les PVC haut de gamme comme ceux proposés par Domofen atteignent par exemple un coefficient Uw jusqu'à 0,63 W/(m²K) avec un triple vitrage isolant. Le PVC possède également une conductivité naturelle extrêmement basse, ce qui en fait le matériau de cadre avec la meilleure performance d'isolation intrinsèque. Enfin, contrairement au bois qui est un matériau plein, les profilés PVC sont creux et compartimentés en plusieurs chambres d'air. Ces poches d'air agissent comme des barrières thermiques successives qui freinent la déperdition de chaleur.

L'innovation HFL : l'esthétique du bois sans ses contraintes

Un argument souvent avancé en faveur du bois massif est son esthétique traditionnelle et chaleureuse. Domofen lève cet obstacle grâce à la technologie HFL (Holz Fenster Look). Cette innovation d’usinage permet de réaliser des soudures d’angle perpendiculaires qui imitent à s’y méprendre l’assemblage par embrèvement des fenêtres en bois classiques, contrairement aux soudures en biais habituelles du PVC.

Exécutée sur un parc de machines automatisées de haute précision, cette finition garantit une étanchéité parfaite à l’eau et au vent ainsi qu'un rendu visuel irréprochable. Pour le propriétaire, c'est la solution idéale : bénéficier du charme visuel du bois tout en profitant des propriétés d'isolation thermique record, de l'absence totale d'entretien chimique et de la recyclabilité à 100 % du PVC moderne.

La phase d'usage : le PVC comme bouclier contre le "Performance Gap"

Les excellentes performances d’isolation du PVC

La majorité des émissions de CO2 d'un bâtiment provient de sa consommation d'énergie pour le chauffage. Le PVC, par sa faible conductivité thermique naturelle, constitue le matériau de cadre offrant la meilleure performance d'isolation. Les profilés PVC Domofen atteignent par exemple des coefficients de transmission thermique globaux (Uw) extrêmement bas, jusqu'à 0,63 W/(m²K), dépassant les exigences de la construction passive.

Éviter les pertes invisibles

Un enjeu central, en particulier pour les architectes, réside dans l'élimination du « Performance Gap » (l'écart de performance), autrement dit la suppression de la différence entre la consommation énergétique théorique et la consommation réelle mesurée. Une déformation même minime des cadres sous l'effet du rayonnement solaire ou du gel peut altérer l'étanchéité à l'air, augmentant la consommation de chauffage réelle d'un bâtiment jusqu'à 44 %. Sans compter qu’un écart trop important entre les différents composantes d'une façade est source de problématiques liées aux ponts thermiques et risques de condensations.

Pour prémunir les constructions contre ce risque, les profilés de Classe A comme ceux utilisés par Domofen se caractérisent par des parois extérieures d'une épaisseur de 3,0 mm et intègrent des renforts systématiques en acier zingué. Cette stabilité mécanique empêche toute torsion thermique et maintient l'étanchéité des joints sur plusieurs décennies. Elle garantit ainsi que les gains en CO2 opérationnel prévus lors de la planification seront réellement atteints.

Economie circulaire et durabilité : les atouts méconnus du PVC

Le champion du recyclage

Le PVC est un thermoplastique hautement recyclable. Contrairement à l'aluminium, le PVC peut être refondu et reformé 7 à 10 fois sans altération significative de sa rigidité moléculaire. Une fenêtre de haute qualité offre une durée de vie opérationnelle de 40 ans. Il n’est donc pas exagéré d’affirmer que la même matière peut servir le secteur du bâtiment pendant 350 à 400 ans.

Le recyclage du PVC constitue ainsi un vecteur d'économie d'énergie massif, d’autant plus que la transformation de granulés de PVC recyclé (rPVC) requiert jusqu'à 90 % d'énergie en moins par rapport à la synthèse de polymère vierge. Cette efficacité réduit drastiquement l'empreinte carbone de toute nouvelle génération de fenêtres et portes en PVC.

L'approche Domofen : performance environnementale et circuits courts

Domofen a fait le choix de concentrer l’intégralité de sa production à Courgenay de manière à valider le critère SNBS 231 relatif à la création de valeur régionale et à minimiser l'énergie grise liée au transport par rapport aux produits importés.

L'engagement de Domofen pour la décarbonation s'étend à l’ensemble de son infrastructure industrielle. Le toit de l'usine est ainsi recouvert de 1 160 panneaux solaires photovoltaïques, qui produisent une quantité d'électricité décarbonée six fois supérieure à la consommation annuelle de nos machines industrielles. Cet excédent réinjecté dans le réseau local garantit la neutralité énergétique de l’ensemble phase d'assemblage de nos fenêtres.

Enfin, Domofen se distingue par l'utilisation de profilés VEKA certifiés Eco1. Ce choix simplifie les processus d'audit pour l’obtention des labels Minergie-ECO ou SNBS des bâtiments et protège la santé des occupants en excluant tout relargage de COV.

Le critère SNBS 231 fait partie intégrante du Standard de Construction Durable Suisse (SNBS 2023.1). Il a pour objectif principal de valoriser la création de valeur régionale et l'ancrage territorial d'un projet immobilier.

Ce critère évalue l'approvisionnement en circuit court, la réduction de l'énergie grise, le soutien à l'économie locale. Pour un architecte ou un maître d'ouvrage, opter pour des menuiseries produites localement permet de satisfaire directement à cette exigence tout en garantissant un service après-vente réactif

En conclusion, le PVC moderne s'impose aujourd'hui comme le meilleur compromis entre coût d'acquisition, performance thermique durable et recyclabilité réelle. Il associe une efficacité énergétique inégalée en phase d'usage à une capacité de réutilisation multi-générationnelle au sein d'une boucle fermée.

À cela s’ajoute qu’au-delà de l'aspect écologique, une fenêtre PVC certifiée est un actif financier durable. Elle augmente la valeur vénale d'un bien immobilier (jusqu'à 7 % pour les habitats individuels) et facilite l'accès à des subventions cantonales bonifiées ainsi qu'à des hypothèques vertes avantageuses. Choisir le PVC Domofen, c'est finalement opter pour une solution suisse,durable,  performante et éco-responsable qui sécurise la valeur du patrimoine bâti pour les décennies à venir.

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